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Société

Privées de nom et de toute identité, les Afghanes s’indignent avec la campagne #WhereIsMyName

par Natacha Couvillers le 4 août 2017
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En Afghanistan, les femmes sont considérées comme “fille de” “femme de” ou “soeur de” et personne dans la sphère publique ne les appelle par leur prénom. Dans le but de réaffirmer leur identité, des militantes ont lancé le hashtag #WhereIsMyName pour dénoncer cette tradition insensée.

En Afghanistan, la femme est considérée en fonction des hommes qui l’entourent : un père, un mari, un frère. Elles ne sont donc jamais désignées par leur prénom. Une activiste raconte à la BBC : "L'identité des femmes n'est pas même mentionnée à ses funérailles, ni sur l'avis de décès, ni sur sa tombe, elles restent inidentifiables, même après la mort".

Une véritable aberration qui montre à quel point la société afghane est ancrée dans un patriarcat plus que réducteur pour les femmes considérées comme des être invisibles. Cette tradition patriarcale tient au fait qu’en désignant une femme par son nom dans l’espace public, on déshonorerait sa famille.

Aussi, face à cette tradition passéiste où l’individualité de la femme n’est presque pas considérée, les Afghanes ont décidé d’agir. Et aujourd’hui quoi de plus efficace que les réseaux sociaux pour faire entendre sa voix et diffuser un message ? C’est la Thomson Reuters Foundation qui a initié ce mouvement et lancé une campagne avec le hashtag #WhereIsMyName (“Où est mon nom”) pour s’indigner contre pratique et retrouver leur identité.

“En public, on nous appelle "celles aux cheveux noirs", "les faibles" ou "tante", quel que soit notre âge”

Le journal Marianne a interrogé l’écrivaine et activiste Bahar Sohaili (30 ans), qui a pris part à cette campagne. Elle explique : “Les femmes sont considérées comme le deuxième sexe et la propriété des hommes. Nous essayons de prendre en main nos identités et de les libérer”. Et de poursuivre : “Notre pépiniériste me désigne toujours par le nom de mon fils. Il m’appelle ‘la mère de Samuel’. En public, on nous appelle ‘celles aux cheveux noirs’, ‘les faibles’ ou ‘tante’, quel que soit notre âge”.

Leur revendication ?
La première chose que tient à faire cette campagne #WhereIsMyName est d’interpeller le gouvernement afin que celui-ci autorise à inscrire le nom de la mère sur les nouvelles cartes nationales d’identité électroniques, invisible jusque là.

Malheureusement, le gouvernement ne semble pas avoir l’intention de changer quoi que ce soit : les gens de la culture afghane n'étaient pas prêts pour cette étape moderne. Ça pourrait générer un tumulte gênant comme l’a déclaré une porte-parole de la Cour suprême à Kaboul. Si la campagne a eu un véritable résonnement sur la Toile, c'est un rendez-vous manqué pour le gouvernement afghan.
Désespérant.

A lire aussi : En Afghanistan, les jeunes femmes se suicident en masse pour échapper aux mariages forcés

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